On a que ce que l’on mérite ?


Depuis l’annonce du 1er cas de Coronavirus en Guinée, je me rends pour la 1ère fois ce mardi au centre-ville (Kaloum) où je dois récupérer des documents pour mon thème de mémoire que je dois soutenir prochainement. Les multiples informations sur la covid-19 m’effraient, c’est vrai. Je me lave bien les mains avant de sortir tout en restant inquiète et en me demandant si je ne vais pas côtoyer sans le savoir un porteur du virus mais bon, il faut quand même que je sorte.

Bus privé


7h me trouve donc déjà entrain de chercher à rallier la ville. J’habite à moins de 2km du km36 donc chez moi les bus gratuits d’Albayrak (société de transport actuelle qui fait le « gratuit » ) n’existent pas. Avec un embouteillage dans le pont de Kountia ( causé par un minibus qui se serait écarté du chemin), je trouve un minibus qui me dépose à Madina. Eh oui, le blé se fait rare donc on fait avec nos maigres moyens. Confortablement installée dans la cabine avec le chauffeur pour seul compagnon, je fais un tour sur les réseaux sociaux le temps que j’arrive à destination.


Il est 9h quand jarrive à Madina où un autre minibus que j’emprunte va me déposer au marché Niger. Je profite pour déjeuner avant de me rendre à mon rendez-vous. A la SEG (Société des Eaux de Guinée) ou je me rends, je poiroterdeux bonnes heures pour avoir satisfaction. Avant de rentrer, je fais un détour dans mon ancien lieu de stage pour saluer.


Il est donc 15h quand je me prépare à quitter la ville. Voulant faire des économies, je me rends au port pour emprunter un bus « gratuit » pour le trajet jusqu’à Dabompa ou je dois passer saluer un de leurs contrôleurs opéré. La longue file d’attente que j’y trouve ne me fait même pas tergiverser: je dois trouver un autre moyen pour rentrer au plus vite.


Je monte dans le 1er bus privé qui vient et m’installe en attendant le billeteur. Vêtu d’une chemise bleue et d’un pantalon kaki mais qui tient plus de chocolat maintenant (comprendra qui pourra), il est de taille moyenne et de teint clair. A la question de savoir le prix du trajet jusqu’à Dabompa, il me répond les yeux sur son argent: »huit mille ». Je paie sans rien dire et mets mon sac sur la 2ème place sûre que je n’aurai pas de compagnie. Mais c’est mal connaître le guinéen.

Intérieur du bus


Le bus se remplit peu à peu et je suis étonnée de voir les gens s’asseoir deux à deux et même… certains s’arrêter. Je reste calme jusqu’à ce qu’un passager me demande s’il peut prendre place. C’est un autre voisin qui réponds à ma place: << elle a payé deux places go>>. Le gars répond juste: « ah daccord ».
C’est le moment que choisit le portier pour me demander de laisser l’autre s’installer pour pas qu’il reste arrêté. << le transport c’est combien? J’ai payé pour deux personnes donc je n’accueille personne >>, c’est tout ce que je réponds avant d’essayer de me concentrer sur mon téléphone. Ne voulant pas lâcher, il insiste en me demandant soit d’accepter ou de descendre. Ma réponse ne se fait pas attendre. J’accepte de descendre s’il me rend mon transport ou je m’assois seule.


Puisque les habitudes ont la peau dure chez nous, tous mes voisins me demandent de laisser tomber même si j’ai raison vu que c’est une personne âgée qui veut s’asseoir. J’accepte finalement pour ne pas être traitée de tous les mauvais noms et essaie de rester calme en écoutant de la musique. Arrivée à Madina, les passagers continuent de monter et les gens commencent à occuper le milieu.


Les jeunes qui m’ont demandé plus tôt de laisser tomber s’énervent. L’un deux se lève et va réclamer son argent au portier. << Ne le faites pas dhè, laissez tomber. Pardonnons à cause de Dieu, on a pas le choix, c’est ce que vous m’avez dit non >> ai je envie de répliquer, mais je prends sur moi et les écoute. Ces échanges virent presque à la dispute quand le contrôleur décide d’intervenir.


Essayant de ramener le jeune homme à la raison, il déclare que le bus ne peut pas rouler vide tant que il y’a des places assises. << Ça ne nous dérange pas mais du moment où on paye 8000, qu’on accepte que quelqu’un d’autre s’asseye à côté de nous, on peut pas accepter qu’ils s’arrêtent>>, répond le jeune surchauffé avant de jouer le rôle du portier jusqu’à l’aéroport où il descend. La discussion devient chaude et tous les passagers expriment leur mécontentement.


Pour sa défense, le contrôleur qui se révèle être un ancien de la société de transports de Guinée (Soguitrans, Soguitrag, Sotragui… oui oui, tout ça) accuse l’État. << Ils ont investi six milliards pour que le transport soit gratuit. Il ya plus de 100 bus mais il n’y a même pas 20 qui circulent maintenant et beaucoup des travailleurs de ces bus sont au chômage…>>, s’énerve t-il. Des répliques, il y en a et elles ne tardent pas.


<< On va se comparer! on va se comparer! au lieu que l’Etat investisse six milliards de francs dans des bus qui bougent pas, c’était mieux de diminuer le carburant à 5mille. Là tout le monde aurait bénéficié même le paysan. Ceci n’est pas un bus public donc c’est nous qui fixons les règles. Il n’y a pas de loi dans ce pays. Il faut qu’on se pardonne seulement >> répond t-il aux répliques avant de raconter sa vie de frustré. Vous avez sûrement dû déjà deviné les répliques.


La discussion se poursuit et un accord est trouvé quand nous atteignons Yimbaya : seules les places assises seront occupés.


Moi je délaisse déjà la conversation pour réfléchir au futur de ce bled où les lois sont totalement bafouées. Oui totalement car sinon, comment expliquer qu’aucun policier le long de l’autoroute n’ait pu arrêter un bus de plus de 50 personnes où certaines étaient sans bavettes? Car oui à Madina nous avons dépassé un groupe de policiers en pleine route qui avait barré la voie à un camion.


Comment expliquer que les décisions du chef de l’État, première autorité soient foulées au sol au vu et au su de tous ?


Comment justifier surtout la résignation du populo guinéen face à certaines situations ?


Pour ma part, s’il y’a des choses que j’ai bien comprises aujourd’hui, c’est que on est loin de voir le bout du tunnel tant que les lois ne primeront pas sur toute chose, tant que nos pardons nous mettront dans des situations inconfortables au point de mettre nos vies à danger. J’ai aussi compris qu’il est facile de de demander pardon aux autres des situations que nous, nous ne tolérerons pas.


J’ai surtout appris une chose, notre pauvreté et notre malheur, nous le méritons car nous ne nous bougeons pas encore pour faire changer les choses mais attendons que les autres le fassent à notre place.


Réveillons nous bon sang !!!!

Elisabeth Zézé Guilavogui

Coronavirus en Guinée: l’état d’urgence sanitaire prolongé jusqu’au 15 mai, le port de masques communautaires obligatoires

Déclaration du Président de la République sur de nouvelles mesures contre le COVID-19 en Guinée

Mesdames et Messieurs,

L’épidémie du COVID-19 qui a touché de nombreux pays du monde depuis décembre dernier a pris une allure inquiétante dans notre pays. Mon Gouvernement a déjà pris des mesures depuis la détection des premiers cas le 12 mars 2020. Il me revient de constater que certaines de ces mesures ne sont pas respectées. L’heure est au patriotisme national par tous. Chacun de nous est responsable de l’application de ces mesures.

Face à l’augmentation rapide du nombre de cas ces jours-ci à Conakry et aussi à la détection de nouveaux cas dans certaines préfectures de la Guinée (Boké, Labé, Faranah et Telimélé), la prise de mesures additionnelles de renforcement de l’État d’urgence me semble impérieuse pour freiner la propagation du COVID-19 avant que la situation ne soit débordante pour nous tous.

Mesdames et Messieurs,

Cette épidémie a envahi l’Afrique. L’OMS a prédit que pour les pays africains économiquement faibles, en l’absence de mesures rigoureuses de RIPOSTE contre cette pandémie, les conséquences seront désastreuses.

C’est pour cela que je vous annonce les mesures additionnelles suivantes de renforcement de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 15 mai, renouvelables :

  1. Prolongation des dispositions antérieures, particulièrement :  la fermeture des écoles, des frontières, des lieux de cultes, et des bars ; la limite des rassemblements comme les cérémonies de mariage, les baptêmes et les funérailles à moins de 20 personnes; le couvre-feu de 21:00 à 5:00 pour ne citer que quelques-unes.
  2. Le transfert des corps entre les préfectures demeure interdit. Pour les corps en provenance des pays étrangers, une présentation d’un certificat attestant un test NÉGATIF au COVID-19 est exigé. Dans le cas contraire le transport du corps sera interdit. L’enterrement digne et sécurisé de tous les corps testés positifs au COVID-19 sera assuré par la Croix Rouge Guinéenne et le service de protection civile.
  3. Les sorties de Conakry restent soumises à la vérification stricte du statut infectieux du demandeur par un test. La sortie de tout contact est interdite pendant les 21 jours de suivi. Tout contrevenant recevra une sanction disciplinaire.
  4. Le port de masque communautaire ou bavette est maintenant OBLIGATOIRE pour tout citoyen à compter de samedi le 18 avril 2020. Tout contrevenant sera empêché de circuler et une taxe de désobéissance civile de 30000 FG sera infligée.
  5. J’invite toutes les entreprises du secteur privé et public, tous les départements ministériels, les ONG nationales et internationales, à prendre les dispositions pour fournir des masques à leurs travailleurs avant le samedi 18 avril 2020. 
  6. Je demande aux forces de défense et de sécurité d’être les premières à montrer l’exemple à la population lors des contrôles.
  7. J’invite le Ministère des Affaires Sociales et de la Promotion Féminine, le Ministère de la Défense Nationale ainsi que tous les propriétaires de centres de couture, à se mobiliser dans la fabrication de masques locaux. La vente de ces masques est fixée à un prix n’excédant pas 2500 FG (deux mille cinq cent), afin que l’ensemble de la population guinéenne puisse en bénéficier.
  8. Le gouvernement prendra toutes les dispositions pour inciter la production locale des masques communautaires et en obliger le port.
  9. J’invite toutes les entreprises, les sociétés, les personnes ressources, les associations de développement, la société civile et la diaspora guinéenne à s’impliquer dans ce combat contre le COVID-19 en fournissant des masques et des kits de lavage des mains aux communautés ainsi que dans les marchés afin de faciliter le respect des gestes barrières.

Mesdames et Messieurs,

Face à cette menace, je lance un appel à une « UNION SACRÉE  » de toutes les composantes de notre société à savoir : les organisations de jeunesse, des femmes, de ressortissants, des leaders religieux, des partis politiques, de la société civile et de la diaspora. Le pays est en guerre contre le COVID-19. Il revient à chacun de nous d’apporter sa contribution pour obtenir une victoire rapide contre cette maladie avant qu’elle ne commence à endeuiller notre peuple. Levez-vous comme un seul homme contre ce virus, en enterrant les différences qui nous démobilisent, et en évitant les déclarations et publications « d’intox » qui perturbent notre élan et nos choix stratégiques. 

Mesdames et Messieurs,

Peuple de Guinée, ne prenez en considération que des sources d’information provenant du gouvernement, de l’OMS, de l’ANSS et de la presse officielle. Le gouvernement s’engage à vous donner toutes les informations disponibles sur cette maladie et clarifier vos questions ou vos interrogations. Il faut que tout le monde prenne au sérieux cette maladie. Il ne faut pas avoir peur d’aller faire les tests à Donka. Très souvent les Guinéens ne croient pas et pensent que  c’est une maladie de Blancs. Nous allons montrer à la télévision, publique comme privée, les images de cette pandémie à travers le monde afin que chacun en mesure la gravité.

Que Dieu exauce nos prières et nous guide sur le chemin de la victoire rapide contre le COVID-19. Amen!

Vive la Guinée.

Le Bureau de Presse de la Présidence

Kisal/Message du jour

Un dimanche différent des autres? Pas de fêtes ni de sorties comme à l’accoutumée ? Et bien pas grave, une chance vous est offerte de la réinventer : souriez à la vie, reposez-vous, mangez, méditez, lisez, passez du temps avec vos proches et rappelez-les combien vous les aimez.

Soyez reconnaissant(e) et prenez soin de vous.

Contribution citoyenne : Ousmane Bangoura devient professeur de grammaire par du télé-enseignement

La lutte contre le coronavirus unit plus que toutes les actions déjà entreprises dans ce sens. Devant cet ennemi commun, tous se dressent pour rendre plus ou moins agréable et ludique ces moments difficiles. C’est le cas d’Ousmane Bangoura, un jeune citoyen journaliste de profession et actuellement en service au programme des volontaires du système des nations unies que je vous invite à découvrir dans ce billet.
Étudiant de la 9ème promotion de journalisme de l’Institut Supérieur de l’Information et de la Communication ( ISIC) de Kountia, Ousmane Bangoura a la vingtaine et est assez présent dans le volontariat. En cette période de Coronavirus, il compte apporter son aide comme il peut à ses frères et sœurs en donnant des cours de grammaire française chez lui à travers des vidéos qu’il diffuse ensuite sur son compte Facebook.Son matériel est modeste: une caméra, un micro et un trépied (personnel), de la craie et un tableau emprunté. Chez lui où il réalise ses vidéos, il est accompagné de son confrère Ibrahima Sory qui s’occupe du filmage. Ce jeudi où je le découvre pour la première fois en plein tournage, il prépare son tableau. Sur le haut de celui-ci d’ailleurs est visible: #COVID-19 RESPECTONS LES CONSIGNES. Sur le coup, je me dis juste : « c’est une bonne initiative et bon courage, moi-même j’ai besoin de ces cours ». Après discussions et réflexions, je reviens vers lui pour un petit billet afin d’en savoir plus sur ce qu’il fait.<< Les vidéos que vous avez vues en ligne traduisent une marque de solidarité de ma personne vis-à-vis des élèves qui sont en grand nombre et qui sont actuellement confinés dans les maisons… Comme il y’a des outils très puissants actuellement à notre portée, je parle bien sûr de l’internet, jai réalisé que même à la maison on peut essayer d’apprendre >>, m’explique le jeune homme. Il rassure aussi que « cette initiative n’est pas une roue que j’ai réinventé dans la mesure où le télé-enseignement se trouve dans la plupart des pays ». Cependant, il désire que cette option soit sérieusement exploitée en Guinée.

Nous avons à notre portée des outils puissants pour apprendre.

Pour trouver ces capsules vidéos de cours de grammaire, il suffit de trouver son profil sur Facebook que je vous laisse ici, Ous Mane. Ces vidéos peuvent également être trouvées par ses amis et les amis de ses amis. << Au-delà de tout, j’ai précisé dans mes vidéos que toute personne qui souhaite comprendre plus, en savoir plus sur le contenu que j’enseigne, les gens peuvent me poser des questions dans les commentaires… Donc, les gens peuvent réagir à travers les commentaires, à travers les partages et tout autre moyen. Également les gens peuvent m’écrire en privé, je suis disposé à répondre à toutes les questions relatives à l’enseignement que je donne>>, a-t-il éclairé.
Les vidéos de cours de grammaire d’Ousmane ont avoisiné les 10000 vues sur Facebook, ce qui le rassure naturellement et le conforte dans son action. Toutefois, il entend attirer ainsi l’attention des apprenants sur le côté positif du réseau social Facebook car selon lui, ceux-ci ne font pas bon usage de leur connexion internet. << En posant cet acte, je me positionne comme ce puits qui est soucieux du développement du système éducatif de son pays… Je pense que la meilleure façon pour moi de profiter de ce savoir, c’est de partager en grand nombre avec les autres pour que ceux-ci puissent partager profiter aussi de ma petite expérience>>, explique le jeune volontaire des Nations Unies.Ici le plus souvent, quand un citoyen entreprend une action pareille, sa qualification est souvent remise en cause. Ousmane Bangoura ne s’en offusque pas par contre. << Je commence par dire que le meilleur enseignant ou la meilleure enseignante c’est celui ou celle qui est capable d’extérioriser son savoir, qui est capable de faire comprendre une catégorie de personnes sur ce qu’il dit donc l’enseignement au-delà même de sa scientificité, c’est tout un art, un don. Il y’en a parmi nous qui sont experts, qui sont professeurs mais lorsque vous leur demandez d’expliquer leur savoir aux autres, ça devient tout un problème pour eux. Par contre d’autres qui ne connaissent pas beaucoup de choses mais le peu quils connaissent là, partager ce peu là ça devient pour eux un don naturel … On a pas besoin que tu sois professeur, on a pas besoin qu’on soit docteur, on a pas besoin qu’on soit qui que ce soit, la meilleure façon, cest la volonté de faire. Cette volonté a la primauté sur les intérêts donc une fois de plus j’ai pas besoin d’être un enseignant agrégé en la matière pour pouvoir donner quelques enseignements mais l’essentiel est que l’enseignement que je donne soit vrai et qu’il soit bien assimilé par ceux qui regardent la vidéo>>, répond calmement le jeune journaliste.Dans le groupe de grammaire française pour tous qu’il anime sur Facebook, il y’a d’autres professeurs de diverses matières mais désire t-il les associer? Il répond Oui. << Si les autres aussi se sentent capables d’expliquer dans les autres matières aux étudiants ou aux élèves, les mains sont largement tendues donc c’est ça l’initiative. Moi je veux que ça prenne de l’ampleur, que ça prenne une dimension nationale, que chacun se sente concerné par la formation d’autrui… Les mains sont vraiment tendues à toute autre personne qui se sent capable d’expliquer une question. Nous tendons la main pour qu’ils viennent dans ce sens là >>, lance Ousmane Bangoura.

On a pas besoin que tu sois professeur ou docteur… Je n’ai pas besoin d’être agrégé en la matière… L’essentiel est que l’enseignement que je donne soit vrai et bien assimilé par ceux qui regardent la vidéo.

<< L’initiative est là mais on ne peut pas aider tout le monde à tout moment. C’est vrai qu’il y’a beaucoup de jeunes qui se trouvent actuellement à l’intérieur du pays mais le monde est devenu tellement planétaire que je ne crois pas que ce nombre soit aussi important que ça dans la mesure où les numéros de téléphones sont communiqués. Avec le vouloir tout peut arriver. Il faut une motivation. Il ne faudrait pas qu’on aille chercher les élèves où qu’ils soient. Par contre cest les élèves qui doivent venir chercher le savoir… Pour ceux qui se trouvent à l’intérieur du pays pour le moment, les moyens ne me permettent pas de pouvoir les toucher mais tout ce que je peux faire pour eux, peut-être si par hasard quelqu’un tombe sur mon numéro de téléphone, je serai très ravi de répondre à toutes les questions, je suis disposé à donner des cours même par téléphone et je pense que je vais me faire comprendre avec le petit atout que j’ai>>, confie Ousmane sur le cas des apprenants de l’intérieur du pays qui pourraient ne pas avoir accès à internet.Pour Ousmane Bangoura comme pour beaucoup d’autres, le secteur éducatif n’occupe pas la place qu’il mérite chez nous. << Il faut que l’Etat fasse de l’éducation une priorité… Si vous voyez que jusqu’à présent aucune solution n’est venue de nulle part en Afrique, c’est parceque l’éducation a longtemps été bafouée. Il faut que inversions cette tendance pour éviter que nous soyons toujours à la queue de l’humanité >>, a conclu le jeune volontaire.Comme Ousmane Bangoura, chacun peut contribuer à faire quelque chose en cette période d’urgence sanitaire que ce soit à grande ou petite échelle. Respectons les mesures barrières et profitons de ce moment pour apprendre, nous rapprocher de Dieu et de ceux que nous aimons.
Se protéger, c’est se sauver mais aussi sauver des vies!

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