Prix Hadiatou Sow: la chasse est ouverte 

L’Alliance Femme et Média (AFEM) est une associa-chion de journaleux nounous et hommes intéressés par les questions de genre dans les médias. Elle vient de lancer la cinquième édi-chion du prix Hadiatou Sot du journalisme qu’elle organise chaque deux ans et qui. ne reçoit que des nounous journalistes comme candidate.

Depuis 2009, L’AFEM prime les nounous de médias à travers le Prix Hadiatou Sot du Journalisme qui a pour enjeux de célébrer le talent féminin, encourager le journalisme d’investigation chez les nounous et valoriser les produc-chions et publica-chions des nounous. Aux dires de Maux-nique Curtis, prési-rante de L’AFEM, cela va du constat que les nounous ne sont pas nombreuses  ou ne sont presque pas présentes dans les instances dirigeantes des médias. «Cette démarche ne va pas seulement dans le sens de faire une dénonciation uniquement sur les chiffres. Elle se positionne en terme de qualification des produits des femmes et aussi en terme d’investissement des femmes dans le journalisme d’investigation», précise Maux-nique Curtis. Les objectifs du concours sont de renforcer le pouvoir éditorial des nounous et leur visibilité dans les rédac-chions, (ré)con-penser la compétence et le respect des principes déontologiques en matière de journalisme, encourager l’engagement des nounous dans le journalisme d’investiga-chion et le rapportage sur des sujets d’intérêt gêné-râle. 

D’où vient le nom Hadiatou Sot ? D’un sondage avant même le lancement de l’initiative. «On voulait vraiment que de façon symbolique une icône de la presse guinéenne particulièrement une femme puisse porter le symbole de la qualification professionnelle. Hadiatou Sow n’est pas la meilleure de toutes mais elle était l’une des meilleures qui réunissait les critères professionnels et cela faisait l’unanimité pour tout le monde » Explique la prési-rante. Pour participer au concours un appel à candidatures a déjà été lancé avec des critères de participa-chion et des thèmes autour desquels tourneront les papiers des journaleux. «Cette année les thèmes portent sur la participation des femmes aux élections locales, l’énergie et l’environnement et la gestion des déchets. Toute prétendante au prix devra ou doit avoir réalisé un article ou un reportage sur un de ces trois thèmes et l’avoir publié au cours de l’année ou avant la date limite de dépôt des candidatures», déclare la prési-rante.

Pou participer au concours, il faut dabord fournir une déclara-chion de candidature saisie, une attesta-chion certifiant que la candidate est employée régulièrement par un organe de presse ou qu’elle y collabore, un CV et une photo et produire ou avoir produit un élément récent sur les thèmes cités plus hauts. Ces éléments produits doivent être accompagnés de deux exemplaires du journal pour la presse écrite,une copie de l’article et le lien du site pour la presse en ligne, de deux copies DVD avec des éléments de preuves attestant la diffusion et de copies  de 2 CD pour la radio. La date limite de dépôt des dossiers est fixé pour le 30 avril. 

Elisabeth Zézé Guilavogui 

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​Km 36: Marché vide, abords de rue pleine


Le marché de la ré-conciliaton au km 36 dans la commune de Coyah inauguré il y’a quelques années n’est pas encore plein. Certains vendeurs accusent les administrateurs de magouilles, ce qui les empêcheraient de s’installer dans ce grand hangar ; d’autres pointent un doigt accusateur vers la somme demandée car pour eux c’est cher. 

Financé d’une part par des nounous qui en ont profité pour installer des tables à louer, Le marché du km36 est administré par les nounous et les administrateurs du marché. Obtenir dans ce marché une parcelle afin d’y écouler ses produits n’est pas chose facile. Certains vendeurs déclarent que c’est à cause de la non affluence des clients ce qui fait moins de vente et pour d’autres, c’est le prix cher des tables qui fait cela. Ce qui fait que certaines tables ont été cassés pour que certaines revendent à même le sol. D’autres tables restent encore vides en attendant de trouver des locataires. C’est à ce niveau qu’intervient le prix cher des tables. «Le prix des tables n’est pas fixe. Au moment où moi j’ai eu la place et maintenant, Les prixs sont différents. C’était en 2017, j’ai payé 150 mille pour avoir la table et je paye maintenant 10 mille par mois. Les 150mille pour l’acquisition de la table sont payé au bureau de l’administration. On ne sait pas si ceux ci donnent cet argent aux femmes ou si c’est elles qui consomment. Même s’il y’a peu d’affluence, nous gagnons au moins un peu», déclare une vendeuse d’oignons qui vit à Lansanaya Barrage et qui a sa table alloué par une dame. 

Beaucoup de femmes ont des tables dans ce marché mais aussi des magasins. Pourtant elles préfèrent rester dans leurs magasins ou aux abords des rues pour louer leurs tables. Des boutiques et magasins sont aussi disponibles en plus des tables. « En étant ici, je gagne un peu même si c’est pas comparable à ce que les autres gagnent en bordure de route, mais je tiens quand même à ma vie. Par an, je paye 3 millions 600 mille à raison de 300 mille le mois», explique ce jeune pharmacien qui n’a pas souhaité donné son nom. À la sortie du marché, il y’a de nombreux vendeurs qu’on retrouve aux abords de la route et ce malgré les risques qu’ils courrent. 

«Nous n’avons pas de place à l’intérieur c’est pourquoi nous revenons dans la rue. Nous avons rencontré les administrateurs du marché pour ça mais il n’ya plus de place à  l’intérieur, il y’a du monde et nous qui n’avons pas les moyens on ne peut pas avoir de place. Parfois on te parle de 3 à 6 millions et si tu n’as pas ça tu peux pas t’asseoir. Quand une personne paie de l’argent des fois, ils prennent ça et installent quelqu’un d’autre à sa place, Ils font de la magouille ; c’est celui qui a le plus payé qui est installé», expliquent Mahawa Cas-marrant et Ma-bête Sous-mât, vendeuses de pagnes. 

Nous n’avons pas pu rencontrer l’administrateur du marché qui était absent du bureau pour des obliga-chions sociales. 

Guilavogui Elisabeth Zézé 

​Ouverture des plages:comment empêcher une nouvelle fermeture ? 

Après l’autorisation d’ouverture des plages à Con-à-cris par koro-Kondébili, La plage de Bénarès dans la commune de Mat-toto ne désemplit plus. Les jeunots du quartier et des environs s’y retrouvent sous l’oeil vigilant des surveillants.

Du sable à perte de vue, quelques endroits entouré de palissade et aménagé pour le repos, voici comment l’on retrouve la plage de bénarès après l’ordre d’ouverture des plages. Seule plage dans la commune, elle est vite devenu le point de rallie-ment de plusieurs jeunes et nénettes. L’ordre d’ouvrir les plages, les gérants l’attendait depuis longtemps et elle n’a pas manqué de susciter une vive joie chez eux. «la décision d’ouverture à été prise de la meilleure des manières parce que c’était désolant de voir qu’on a un espace de divertissement bloqué à la jeunesse. Cette ouverture nous a apporté de la joie vraiment, c’est une aubaine pour nous et ça nous ravit», déclaré Lansana Doumbouya, président de l’Association des jeunes pour la promotion futurisme et du développement (AJPD), structure qui gère la plage depuis 25ans déjà. 


Parce que des bavures dans une seule plage il y’a plus d’un an ont entraîné la fermeture de toutes les autres plages, Les autori-sées de la plage de bénarès ont décidé de mettre la bouchée double pour ne pas qu’il y ait de problèmes. C’est ainsi que dès le portail de l’entrée, Des hommes sont postés pour vérifier qui peut déjà rentrer ou pas. «le dispositif sécuritaire est mis en place pour pallier aux bavures. On est là pour contrôler  ce qui fait que les élèves ne sont pas admis ici aux heures de cours. Les mineurs aussi ne rentrent pas. Ceux qui sont à la porte vérifient donc physiquement et moralement qui peut rentrer ou pas. Après il y’a un premier barrage qui est un poste de fouille et le second c’est pour passer au scanner pour empêcher que tout ce qui est objet tranchant ne rentre»,continue Lansana Doumbouya. 

Rappelons que cette fermeture faisait suite à la tragédie de la plage Rogbanè de Taouyah qui a fait plusieurs morts. 

Elisabeth Zézé Guilavogui 

​Trêve de manifestations pour l’opposition 

Après près d’un mois de mani-pestations de l’oppo-succion dite republic-peine pour réclamer les vrais résul-tards des sélections communales du 04 février dernier, Guellou Radin et Cie ont décidés de faire une trêve pour la fête de pâques qui s’annonce. 

Ils n’ont pas cessé de mani-pester le long du temps de carême pour réclamer les voix qui leur ont été « volées », mais pour cette fête de pâques qui s’annonce, Ils décident de tout sus-pendre. Pourquoi ? À la doléance de l’archévêque de Con-à-cris, Vin-cent Coulibaly qui avait demandé à l’oppo-succion de faire une trêve à l’approche de la fête de pâques. L’acceptation de cette doléance par l’oppo-succion dite républic-peine à travers un communiqué fait réagir plus d’un chrétien. « l’opposition manifeste pour une bonne raison mais je suis heureux qu’ils aient pu stopper pour la fête. Cela montre qu’ils ont du respect pour nous même si je souhaite  qu’ils reprennent après», déclaré François baba Kamano. 

« c’est une très bonne décision mais à mon humble avis, Ça devrait continuer comme ça et pas parce que les fidèles chrétiens doivent fêter  la semaine là. C’est le lieu de. S’asseoir et de revoir la question pour trouer un autre stratégie. C’est pas parceque l’archévêque à demandé de surseoir à n’importe quelle manifestation pour permettre aux fidèles de célébrer qu’il faut le faire», explique Hippolyte batumbla Cas-marrant. «je pense qu’ils ont eu le bon sens de le faire. Chrétiens et musulmans nous sommes tous frères donc je pense qu’ils sont consciencieux que les moments que nous vivons sont très importants pour nous. En signe respect, c’était normal qu’ils demandent d’arrêter les manifestations pour que nous nous puissions vivre les évènements dans la tranquillité »,explique le père Jean françois Diagne, curé de la paroisse saint-jacques de lambagni. 

«en tant que religieux, nous ne pouvons que demander la paix et nous allons prier pour cela. Nous allons aussi faire passer des messages pour cela. Tout ce que nous pouvons les demander c’est de dialoguer, aller de l’avant pour que nous puissions retrouver la paix et continuer de vaquer nos Occupations», conclut le père. 

Elisabeth Zézé Guilavogui 

​l’humanité célèbre la journée mondiale de l’eau 

Le 22 Mars de chaque année est la fournée mondiale de l’eau. Cette ressource vitale pour toute survie est de nos jours pourtant menacée par sa mauvaise gestion. 

 2,1 milliards d’être humains souffrent d’un accès limité à l’eau potable ; 4,5 milliards de personnes ne disposent pas de toilettes raccordées à des systèmes de traite-ment des eaux usées et 80% des eaux usées de la planète sont rejetées sans traite-ment dans les milieux naturels. Cette (in)égalité dans la (ré)partition de cette ressource vitale demande une urgence d’action. Urgent d’agir mais Pourquoi ? Parce que selon certains (dé)penseurs, ces (in)égalités seront accentué dans le futur par le (dé)règlement climatique. Oui Deux personnes sur trois pourraient vivre dans des régions touchées par des pénuries d’eau et trois fois plus d’êtres humains qu’aujourd’hui seront affectées par les inondations. 

Pour répondre aux défis de l’eau, l’ac-chion con-certée, l’intelligence collective et la responsabilisa-chion des usagers comme des acteurs charge de la gestion de l’eau est conseillé. «Garantir  l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau» est l’un des 17 objectifs des Objectifs du Développement Durable (ODD) de la communauté (inter)nationale à l’horizon 2030. 

Plusieurs solu-chions sont envisageables pour éviter les dommages. Ce sont entre autres la gestion durable à l’échelle individuelle et collective, Des (re)cours à des techniques d’irrigation plus efficiente, Des pratiques industrielles plus économes ainsi que le développement de systèmes d’épuration et de réutilisation des eaux usées. Ces solutions seront elles prises en compte par nos auto-risées ? Reste à savoir parce que cela demande non seulement des investissements conséquents dans des développements techniques et innovations en matière d’exploita-chion, mais aussi l’engagement de tous les acteurs et l’adaptation de cadres institutionnels et de décision. 

En attendant de voir comment la situa-chion s’améliorera dans le bled d’ici 2030, continuez de vous servir avec votre eau habituelle en compagnie de la Société des Eaux de Guinée (SEG). 

Elisabeth Zézé Guilavogui 

​Journée (inter)nationale des forêts: la Guinée le célèbre à la camayenne


Depuis 2012, farafina célèbre chaque année la journée (inter)nationale des forêts. Forêts et villes durables, c’est le thème retenu pour cette année avec comme slogans faisons de nos villes des lieux plus verts et plus sains où il fait bon vivre. Kondébilidougou à l’instar des autres pays le célèbre au jardin botanique de la camayenne. 

D’après une estimation, chaque année, 13 millions d’hectares de forêt sont perdus tandis que la dégrada-chion continuelle des zones a-rides conduit à la (dé)sertification de 3,6 milliards d’hectares. Une autre estimation prévoit que 6 milliards de personnes, soit l’équivalent de 70% de la population mondiale vivront dans des villes en 2050. Vérité ou supposition ?  Les (dé)penseurs de la nature n’attendent pas de voir les faits pour les résoudre. Voilà pourquoi cette année, le thème retenu pour célébrer la journée internationale des forêts est forêts et villes durables et le slogan, faisons de nos villes des lieux plus verts et plus sains, où il fait bon vivre. Institué en 2012, elle invite les pays à engager des efforts aux niveaux local, national et international afin d’organiser des activités autour des forêts et des arbres. 

Le lien entre forêts et villes durables ? L’atténuation des effets du chargement climatique dans les zones urbaines en périphérie, le rafraîchissement de l’air (jusqu’à 8 degré celsius) grâce à la plantation d’arbres dans des endroits stratégiques en zone urbaine et l’atténuation de la pollution sonore entre autres. La protec-chion des forêts étant le 15ème objectif des Objectifs pour le Développement Durable (ODD), le minus-terre des eaux et forêts en partenariat avec L’ONG Femme, Pouvoir et Développement (FEDEP) pour fêter cette journée à choisi de faire plusieurs activités. Des visites de terrains pour sensibiliser les populations sur l’importance des forêts, Des plaidoyers aux gou-bernants pour la mise en place des solu-chions alternatives pour rationaliser l’utilisa-chion du charbon de bois et aux sociétés minières pour la restaura-chion du sol ainsi qu’à l’assemblée nationale pour vulgariser des lois portant sur la protec-chion de l’environnement, ce sont les activités au rang-debout.

«Ce jardin à été choisi parce qu’il est méconnu, deuxièmement parce qu’il existe depuis les années 1800, c’était donc une occasion de faire découvrir la forêt aux citoyens et lancer des plaidoyer aux autorités pour la restauration de cette forêt par ce qu’il y’a beaucoup d’espèces là bas qui sont menacées par manque de place pour leur évolution », explique Matoumata Shérif, prési-rante de l’ONG FEDEP à propos du choix du lieu de célébra-chion. Au nombre des activités réalisées, La visite de terrain, La distribu-chion d’affiches sur le rôle des forêts et leur importance pour l’homme, La réalisation des vidéos sur place pour connaître l’historique des forêts ainsi que des photos de groupe avec le thème de la journée pour lancer des messages. Les activités ont eu lieu avec l’accompagnement d’ambassadeurs climats et la présence des auto-risées de minus’terre de l’environnement et des eaux et forêts. 

La question de l’exploitation de la forêt de Ziama n’a pas manqué de sou-lever la langue des journaleux présents. Sur les nombreuses questions qui menacent aujourd’hui la sécu-ratée environnementale dont la forêt de Ziama, le Dur-recteur national des forêts répond que le minus-terre va prendre des disposi-chions pour que les populations ne soient pas lésés dans cette exploita-chion.

Elisabeth Zézé Guilavogui 

Première conférence du Cross Com : la responsabilité, l’innovation et le professionnalisme au coeur des débats 

La première conférence du salon professionnel des médias et de la communication à été animé cet après-midi par deux hommes de médias Docteur Bangaly Camara, Fodé Tass Sylla et Badiar Camara, juriste. Les conférenciers ont débattu de la responsabilité, du professionnalisme et des innovations aux quels doivent faire face les journalistes. 

«La responsabilité sociétale du journaliste est circonscrite dans sa responsabilité d’informer », commence Dr Bangaly Camara, Directeur général de l’Institut supérieur de l’information et de la communication (ISIC) de kountia. Commençant son exposé, il explique la protection aisselle est soumise le journaliste dans l’exercice du métier. Pour étayer ses propos, il prend exemple sur l’incrimination d’un journaliste après publication de son article, il fait savoir les personnes à interpeller avant que le journaliste ne soit lui même demandé. «Nous jouissons Tellement de liberté dans l’exercice de notre métier que nous devons être interpellés sur les principes qui régissent ce métier », précise le Directeur général. Durant son exposé, il a continué de posé des questions. À sa question de savoir comment peut on vivre de notre métier quand les conditions ne sont pas réunis ? Il répond lui même que la charte de Munich indiqué que tout journaliste doit avoir un contrat et être mis dans des conditions d’aisances pour être indépendant. Il a aussi rappelé que l’influence des circonstances qui sont dictés par le sujet sur le reporter fait que celui ci a tendance à s’éloigner du sujet. 

»Nous sommes des journalistes, Donc des historiens au quotidien » rappelle Fodé Tass Sylla, Directeur général de la télévision à koloma pour montrer que l’information est une denrée extrêmement périssable. Pour lui, Les médias sont des médiateurs entre une source et plus d’un million d’oreilles. «Nous avons la responsabilité morale, professionnelle de savoir ce que nous devons dire», poursuit -il. Pour lui, Un journaliste n’est pas un policier, Un gendarme et encore moins un procureur, il ne condamne pas ; il exerce son métier d’investigation dans la limite que la loi le décrit. Après avoir épilogue sur la crise éducative et donné des leçons de morale avec une dose d’humour, il déclare que «notre média ne nous donne aucun droit, aucune fierté de mettre le feu à la case». 

Au lieu de responsabilité et traitement de contenu, Fodé Tass dit préférer la recherche de la vérité. Selon lui, c’est la façon de rendre l’information qui différencie les journalistes. «Des journalistes professionnels dans la recherche, le traitement et la diffusion de l’information ; des journalistes responsables qui font que sans censure, Ils se disent qu’en donnant cette information, nous mettons le feu à la case», voilà les deux qualificatifs qu’il veut qu’on retienne de cette génération de journaliste. Parlant des médias d’Etat et de l’innovation, il déclare en faisant référence à la RTG que «ou nous suivons l’évolution technique et technologique, ou nous disparaissons». «Quand on t’a confié ce qui appartient à tout le monde, mets toi à l’écoute de tout le monde pour faire ce que tout le monde veut sinon on va te retirer et ça va appartenir à tout le monde», conclut-il. 

C’est le juriste Badiar Camara qui a clôturé cette conférence en faisant comprendre que les textes ont évolué et que la liberté d’informer n’est plus un droit absolu. Pour lui, le journaliste à une double responsabilité : celle pénale et administrative. Ce qui fait qu’on doit faire des journalistes des bouillons de la culture et élever leur niveau pour qu’ils soient des référentiels. 

Elisabeth Zézé Guilavogui 

​Rachid N’DIAYE, ministre de la communication : «il ne faut pas être des journalistes qui se passent les informations »

Invité à la cérémonie de lancement officiel du Cross Com, le ministre de la communication Rachid N’Diaye à pendant son discours abordé l’importance pour un journaliste d’être sûr le terrain, histoire de pouvoir vérifier l’information à la source. De passage sur le plateau de Campus TV, il s’est encore accentué sur l’importance de sortir sur le terrain à la recherche de l’information surtout à cette ère du numérique. «c’est bien de travailler derrière son ordinateur. Parfois aussi il est important de sortir rencontrer des gens, aller à la quête de l’information, à la source de l’information », a déclaré le ministre de la communication. Pour lui, il ne faut pas rester des journalistes qui se passent les informations. À la question de savoir si le fait que n’importe qui se retrouve dans son métier n’est pas un problème, il répond que non car ce qui est plus important c’est le choix. «On peut appartenir à un autre type de formation et venir vers le journalisme en estimant y trouver les moyens d’exercer une activité », a t-il précisé. 

Elisabeth Zézé Guilavogui 

​Poing de presse du SLECG : la grève pas prête de bouder

Le SLECG a tenu à son siège ce matin un poing de stress afin défaire quelques précisions sur les poings qu’il revendique. 

«Si vous ne pouvez pas trouver les huit millions, mettez en place une commission, nous nous allons vous dire où trouver les huit millions», déclare. Pour lui, quand la con-mission de négociation sera là, Ils vont présenter le panier de la ménagère qui doit permettre d’évaluer la situa-chion du travaille-heure guinéen, pas que de l’édu-cachion. «la première grille salariale que nous avons faite accordait une augmentation de 300% aux fonctionnaires mais aujourd’hui on nous dit que c’est Pas possible. Ils essayent de politiser ce combat et font tout pour révolter les gens contre nous. Il n’ya pas deux SLECG sinon vous aurez vu les enseignants à l’école. Nous ne soutenons pas Aboubacar Soumah mais ce qu’il fait» précise t-il. 

Avant que le gêné-râle Soûle ne prenne la parole, les camarades scandent: vive Aboubacar Soumah le juste, vive Aboubacar Soumah le patriote, vive l’homme intègre Aboubacar Soumah. Encouragement ou reconnaissance ? C’est à vous de choisir. Aboubacar Soûle commence par remercier ses camarades secrétaires généraux pour leur soutien qu’ils ont toujours manifesté et aussi la PCUD. Continuant, il apporte des précisions, histoire de répondre au ministre Dâ-ment-tant Albert Cas-marrant qui ne considère pas les 40% demandés par le SLECG comme un acquis. Pour Soûmè, c’est un droit (dé)enrobé puisque l’indice à quitté 1030 pour chuter à 751.

«C’est une diminution de salaire et c’est à juste titre que nous demandons de rembourser cette différence. C’est un remboursement qui devait s’étaler sur 16 mois», précise t-il. Au dit de certains médias qui disent que le SLECG au lieu de pro-poser reste campé sur sa posi-chion, le gêné-râle répond : «nous sommes les premiers à céder. Au lieu de rembourser 16 mois, nous avons dit de commencer le remboursement à partir de novembre. Pendant la première crève. Nous leur avons fait la proposition de payer les 20% en novembre  et les autres 20% dans le premier trimestre de 2018, une manière d’alléger le paiement. Ils ont refusé et ont laissé les choses s’accumuler. C’est pourquoi nous demandons le paiement des 30% d’un trait. Il faut que ce soit payé sur les deux mois avec effet rétroactif ». Il soutient d’ailleurs que ces 40% ne vont  pas améliorer le niveau de vie et puisqu’ils se sont lancés dans la dynamique d’améliorer les conditions de vie, Ils désirent que les négociations commencent sur les huit millions pour que la grève soit sus-pendue.

«lorsque les 40% sont payés avec effet rétroactif et que nous sommes rassurés que les négociations ont vraiment commencé, nous allons suspendre la grève pour permettre de poursuivre les négociations dans l’accalmie. Si cela n’est pas fait, nous ne sommes pas prêt pour suspendre la grève», termine t-il. 

Elisabeth Zézé Guilavogui 

Cross Com : première édition du salon professionnel des médias et de la communication 

Le premier salon professionnel des médias et de la communication se tient les 14  et 15 Mars à l’hôtel Onomo de Conakry. Il va viser à promouvoir le savoir-faire et la diversité des productions locales entre autres.

Pendant deux jours, dix pays, 80 entreprises, 500 visiteurs professionnels et 5000 visiteurs vont se côtoyer au premier salon professionnel des médias et de la communication. Puisque les entreprises guinéennes sont confrontées à de fortes restrictions budgétaires pour gérer au mieux leur communication interne et externe et que l’Etat a aussi besoin de médias performants pour amplifier les messages sur sa politique socio-économique, le Cross Com en tant qu’indicateur de tendances sur le marché réunit pendant deux jours des personnes en matière de communication peuvent proposer à l’entreprise ou à l’Etat ainsi qu’au consommateur de nouveaux produits et technologies. 

Ce premier salon sera fait de tables rondes et conférence thématiques, de formations spécialisés pour les annonceurs et médias, des déjeuners débats et des études de cas qui mettent en avant le meilleur de la créativité média. Toutes ces activités tourneront autour de trois grands thèmes : Responsabilité, contenu et technologie qui seront répartis sur différents sujets et traités par des conférenciers nationaux internationaux de renom. Ce salon sera l’occasion pour les acteurs de média et de communication de faire du chiffre d’affaires et de la rentabilité, de nouer des contacts et profiter des expériences, d’avoir de la visibilité et de créer un lien de vie et d’éducation. 

Elisabeth Zézé Guilavogui