SLECG VS Gou-bernement, on attend la fin du match

Pour leur journée de sit-in le lundi 12 novembre du mois courant, les gens-saignants auront eu droit à un nouvel air,  distribué gratuitement avec un bonus à chaque nouvelle offre. 

Ce lundi, une journée sous tension. Les forces de désordre n’ont pas chômé. Mobilisés très tôt, elles ont pratiqué leur sport favori, la lance au gaz lacrymogène auquel ils savent si bien jouer. Les malheureuses victimes pour ce jour les gens-saignants l’ont appris à leur dépens. Les habitués ont su fuir sans problème, pour les nouveaux c’est tout le contraire. A Con-à-cris, plusieurs se sont évanoui, d’autres se sont retrouvés à l’hôpital. A l’intérieur du bled, certaines personnes ont eu droit au gnouf comme logis pour quelques heures. 

En attente d’une solution 

Comment nous en sommes arrivé là ? C’est simple. Les revendications du Syndicat Libre des Enseignants Chercheurs de Guinée (SLECG) n’ont pas trouvé satisfaction. Le Gou-bernement essaie à chaque crise de berner ceux avec qui il négocie. Cette pratique fait qu’à chaque fois que nous avons l’impression que cette crise est résolue, elle devient juste une façade couvant une autre crise. Sur cette crise qui dure depuis près de deux ans, il est nécessaire de se demander c’est ou le hic ? 
Qu’attends le gou-vainement pour trouver solution, proposer un chiffre et reprendre pour de vrai les négociations ? Ces négociations qui reprennent aujourd’hui devraient déboucher sur une sortie de crise, cette fois-ci définitive. Aux deux parties d’être chacune flexibles. L’Etat surtout devrait faire de son mieux pour satisfaire les revendications de ces gens qui se saignent car tout ceux qui sont aujourd’hui aux commandes ont été formé par eux ; Cette revendication du gel de sal’air n’est que le fruit de la négligence de notre Étal. 

Ceci n’est pas un parti pris, loin de là. Mais il faut comprendre que si le SLECG se laisse marcher sur les pieds lors de cette grève, il leur sera difficile dans l’avenir de se faire entendre. Ici c’est Conakry, on ne se connaît pas mais on se sait ! 

Elisabeth Zézé Guilavogui 

Lansanaya barrage: Des élèves marchent dans la rue


Ce matin, ils ont investi la rue pour réclamer le retour de leurs enseignants titulaires dans les classes. Depuis 8h, les élèves du lycée collège Kountia sont sorti, habillés de leurs tenues. Sur des pancartes, on pouvait lire « à bas les contractuels » ou encore « on veut le retour de nos titulaires ». Pour beaucoup d’entre eux, ces contractuels envoyé ne font pas leur affaire. 

« Nous ne voulons pas de ces contractuels, ils n’ont pas de bon niveau. Nous voulons le retour de nos enseignants titulaires» a exprimé Ignace, élève de terminale sciences sociales. Cette marche a été initiée par ces élèves eux mêmes. Certains se sont dirigé vers Enta et d’autres vers le Km 36. En grand nombre, ils comptent bien rester jusqu’à obtenir gain de cause.

Guilavogui Elisabeth Zézé 

​Con-à-cris: Un Fory essaie de violer une nénette et s’enfuit 


Après avoir essayé de violer une nénette de sept ans samedi nuit, l’auteur a fuit. Le Club des Jeunes Filles Leaders de Guinée (CJFLG) s’est chargé de l’affaire. 

C’est à sonfonia centre, non loin du commissariat que l’acte  a eu lieu. Un fory marié d’une quarantaine d’années a abusé d’une nénette de sept ans, le marmot des ses voisins. Contacté, le CJFLG s’est intéressé au cas. « C’était pendant la soirée, dans les bandes de 20h 21h. Elle jouait devant leur concession, l’homme l’a appelé lui disant va m’acheter du jus à la boutique. La petite est partie acheter le jus et le Mr l’a poursuivi. C’est quand elle a quitté la boutique, il a tiré la main de la fille et l’a envoyé vers un côté sombre de la localité où il a essayé d’abuser de la fille. Dans ce qu’il faisait, la fille ne lui rendait pas la tâche facile. Il a réussi d’abord à enlever les sous vêtements de la fille. Comme la petite se débattait, il n’a pas pu aller jusqu’au bout. Et finalement, il y’avait quelqu’un qui passait…celui-ci a trouvé ces mouvements, il croyait que c’était un voleur, c’est ainsi que ce jeune a crié au voleur, au voleur. Maintenant tout le quartier s’est mis en alerte, ils ont poursuivi le Mr croyant qu’il est entrain de voler…», nous raconte Oumou Khairy Dia-l’eau, membre du club.

Envoyée à l’hôpital primaire de Lambagni, la nénette traumatisée a reçu des soins avant de rentrer chez elle. «… Nous espérons que ça ne se reproduise plus mais que les parents aussi essayent d’assurer leurs rôles», a t-elle souhaité. A l’OPROGEM, le club a porté plainte mais il leur a fallu retourner d’abord au commissariat de sonfonia ou une autre plainte avait déjà été porté. Le présumé violeur en cavale est activement recherché. Le commissaire assure avoir déployé des personnes et des moyens pour le retrouver. 

Si le fauteur n’est pas retrouvé, Un membre de sa famille risque d’être arrêté, pour qu’il « réapparaisse ».

Elisabeth Zézé Guilavogui 

​Alimenta-chion: aliments non-couverts à foison dans la banlieue 


Dans la capitale Con-à-cris, plusieurs aliments se vendent sans être couverts. Empaquetés, cuites à l’eau ou avec de l’huile, les rares fois où elles sont protégés, elles le sont à moitié ; ce qui fait d’eux un nid privilégié des mouches qui y festoient comme jamais. 

Au marché d’Enta dans la commune de Mât-toto, plusieurs aliments sont exposé à l’air libre. Galettes et poissons frits, cacahuètes, manioc frits, pains, brochettes et maïs cuits…tous sont exposé sur des plateaux ; certains à des places bien précises et d’autres sur les têtes de vendeurs ambulants. Les nounous et nénettes sont les plus nombreuses dans cette pratique. Assise non loin du rond-point d’Enta entrain de frire des galettes de maïs, une nounou interrogée prend aussitôt peur et préfère rester dans l’anonymat. Hors micro, elle nous explique que ce n’est pas dans son habitude de vendre cela et qu’elle revend plutôt de la glace. »Je sais que ce n’est pas bon ce que je fais, de vendre de la nourriture comme ça. Je vais arrêter dès la fin du mois d’ailleurs » poursuit elle. Elle pose aussitôt sa pâte qu’elle tenait dans la main pour prendre un mouchoir afin de chasser les non-invités et assure que cela ne se reproduira plus. De l’autre côté de la voie, une autre nounou vend des brochettes, du dindon et du foie plus précisément. Pendant près de deux minutes d’observa-chion, on remarque qu’il n’y a rien pour protéger son produit. Approchée, elle déclare que ses brochettes sont toujours couvertes et pose déjà plusieurs caoutchouc de 500 francs gluants là dessus. 


Sur la transversale reliant Enta à Sonfonia gare, une nounou revendant des galettes explique pourquoi ses aliments à elle sont à moitié couvert par un caoutchouc blanc. «j’ai couvert à moitié les galettes parceque quand on couvre totalement alors qu’on vient de les faire cuire, ça donne l’impression au client que le produit est avarié. On découvre aussi pour que les clients sachent ce qu’on vend», explique t-elle. Saoudatou Barrit est une cliente rencontrée entrain d’acheter ces galettes. «j’achète Çà parceque aumoins c’est à moitié couvert et protégé. Mais il serait mieux que les vendeurs cherchent des bols avec des couvertures pour les entreposer dedans, ça évitera beaucoup de maladies», explique t-elle. 

Ces aliments non couverts sont plus retrouvable vers la banlieue. Vers la ville, les vendeuses ont trouvé solu-chion en entendant leurs produits dans des bocaux en verre.

Elisabeth Zézé Guilavogui 

​Contrat-ception: Savoir quoi utiliser pour ne pas surpeupler Condébilidougou 


Elles sont nombreuses à utiliser différents types de contraceptifs pour éviter les MST (Maladies Sexuellement Transmissibles) mais surtout les ballons d’Or (grossesse). Pourtant, la plupart du temps, ces nénettes se lancent dans la danse sans en connaître le rythme. 

La planification familiale est une méthode qui permet d’espacer les naissances et d’éviter les grossesses non désirées.Dispositifs intra-utérine, implants, pilules, condoms(féminin et masculin) , dépôt( pour les piqûres) ou encore collier du cycle, voilà les nombreux contraceptifs utilisés par les nounous et nénettes de nos jours. Les plus prisés étant les implants, les condoms et le dépôt par les nénettes. C’est une pratique beaucoup plus utilisé par les nénettes. Madame Fatou, sage-femme chargée de la planification familiale au centre medico-communal de Mât-toto explique cela par les avantages de la planification. «La planification familiale a beaucoup d’avantages. C’est ces avantages qui poussent les jeunes filles à choisir une méthode ; quand tu suis ces méthodes, tu ne tomberas pas enceinte et tu éviteras les maladies….», débite t-elle calmement.  Elle est assise dans sa cabine. À ses côtés, une affiche qui explique quand tomber enceinte après un accouchement ou un avortement et, un van de l’autre qui présente les différents contraceptifs.


Pour se planifier, plusieurs méthodes existent. Chacune avec ses avantages, son efficacité et ses risques comme l’explique la sage-femme. «Il y’a l’implant Jadel qui est une méthode sûre et efficace à 98% pendant cinq ans. Comme effets secondaires, elle comporte des progestatifs, des hormones qui peuvent faire grossir certains mais c’est pas dans tous les cas. Il est plus économique. Dès son retrait, la fécondité est rapide…Il y’a aussi les pilules :le planyl ; les microgynomes qui contiennent des oestrogènes et des progestatifs avec dosé d’un comprimé par jour. Il y’a les microlytes aussi qui augmentent le lait maternel chez les nourrices. Le dispositif intra-utérine a une efficacité de 12 ans ; il est sûr et lutte contre le cancer du col. Il y’a le dépôt prévérat qui est injectable. Chaque trois mois, elle prend et renouvelle. Il est efficace comme les autres mais a des effets secondaires. Parfois elle peut voir ses règles correctement, des fois elle ne voit pas ses règles. Cela continue jusqu’à trois mois et après, ça devient normal. Il existe le condom masculin et le condom féminin joue double rôle:c’est une méthode de la planification familiale et ça lutte contre les IST. Il y’a le collier du cycle. La perle rouge c’est pour les règles, les perles marrons c’est des périodes non risquées et les perles marrons c’est la période à risque. Il y’a un anneau noir qu’on peut déplacer pour compter. Pour utiliser ça, il faut le consentement du mari afin d’éviter des problèmes…».

Les microlytes, Les implants et le dépôt sont estimés bons pour les nourrices parceque ça augmente le lait maternel. Même si les clientes viennent avec une méthode en tête, Les sages-femmes les suivent pour savoir qu’elle méthode leur va. Car les microgynomes sont par exemple contre-indiqué pour les hypertendus. À cet effet, la sage-femme conseille les nounous et nénettes. «Ce que moi je vais demander aux gens qui veulent faire la planification c’est de venir ici. Tous les médicaments sont des poisons mais quand ils viennent à l’hôpital, nous nous allons voir quel médicament lui donner… C’est pas bon d’aller dans les cliniques ou dans les pharmacies pour s’en procurer», suggère t-elle. Il est à noter que l’utilisa-chion d’un contraceptif en période de grossesse ne l’interrompt pas,  au contraire elle l’a renforce. La méthode MAMA (Méthode d’Allaitement Maternel avec Aménorrhée ) est une méthode contraceptive pour les nourrices et efficace jusqu’à six mois.

Guilavogui Elisabeth Zézé 

​Beauté :Les jeunots concurrencent les nounous et nénettes 

Avec le chômage, nombreux Condébilikas s’adonnent à plusieurs activités pour trouver de quoi vivre dans le bled. Un de ces nombreuses activités est le maquillage, la pédicure et la manucure.

Si autrefois seuls les nounous et les nénettes le faisaient, aujourd’hui les jeunots deviennent des concurrents. On les retrouve parfois seuls ou réunis en groupe dans plusieurs marchés dans la capitale. Au km 36 dans la commune Coyah, ils sont cinq à pratiquer cette activité pour subvenir à leurs besoins. Une trousse contenant différents types de vernis sur un banc, des paquets d’ongles et de maquillage exposés sur une table, avec quatre jeunots et des nénettes autour, voici leur coin de travail. Ils ont payé ce petit cm² à 600mille francs gluants afin de ne pas y être dérangé. Pour réussir, ils travaillent à des prix moins chers par rapport aux salons de beauté. 


«Je pratique ce boulot depuis un an. Même si ça va pas trop mais on s’en sort pas mal non plus », commence Sidiki, un de ces jeunots. Chauffeur avant, il s’est adonné à ce métier après son retour du Sounougal grâce à un de ses amis. Pendant qu’il répond à nos questions, son collègue pose et nettoie de faux ongles pour une cliente alors que deux autres nénettes arrivent. Ils sont bien connus dans le coin et disent parfois être déplacés pour bosser à domicile ou dans des salons. Cela, ils le doivent à leurs prix qu’ils qualifient de moins cher. «…Elles se disent parfois dans les salons c’est cher alors que chez nous ici c’est moins cher et puis le boulot est bien fait… Le travail que nous faisons ici entre 20 et 25mille arrivé dans les salons, tu trouve qu’au moins il te faut payer ça à 80 ou 100mille francs. En plus il y’a des travaux que nous nous faisons ici, dans les salons eux ils n’ont pas le temps de le faire… », poursuit le jeunot. 

Même s’ils sont parfois mal jugés disent-ils, ce n’est pas pour autant qu’ils abandonnent. Il donne d’ailleurs un conseil à ses pairs « Ceux qui ont de l’emploi, ceux qui n’en ont pas, Nous les demandons de prendre courage », demande Sidiki.

Elisabeth Zézé Guilavogui 

​États généraux des droits de l’homme :Élabora-chion d’une poly-pique nationale 


Le Faux-rome national des Etats généraux des droits de l’homme s’est ouvert ce mercredi à Con-à-cris. Sur initiative du minus’terre de l’unité nationale et de la citoyenneté, ce Faux-rome s’étendra du 20 au 22 juin dans un complexe hôtelier de la place. Il aura pour finalité l’élabora-chion de la lettre de poly-pique nationale de promo-chion et de protec-chion des droits de l’homme ainsi que la présentation de son plan quinquennal chiffré. 

La tenue de ces États généraux fait partie de l’un des engagements pris par la délégation kondébilika le 20 janvier 2015 lors de son passage au système des Nations Unies pour son examen périodique. Il est la conclusion de plusieurs séries de consulta-chions préfectorales et d’ateliers entamés depuis 2014. C’est en présence de quelques membres du gou-bernement, des organisa-chions internationales, des membres de la société civile ainsi que des membres de certaines formations poly-piques que le faux-rome s’est ouvert. Séraphine Wakana, coordinatrice du système des Nations Unies ouvre le bal des dix-courts en exprimant son plaisir face à la tenue de ces États généraux, engagement pris par Condébilidougou. Elle réitère le soutien des Nations Unies à Condébilidougou tout en souhaitant plein succès à ces États généraux. 

Dr Eliza-bête Périt, chargée d’affaires de la délégation de l’Union Européenne précise que les parti-chipants à ce forum feront des projections pour la promotion, La diffusion et la mise en oeuvre des droits de l’homme dans le bled. Après avoir rappelé l’importance du soutien de l’Union Européenne pendant tout le processus des consultations, Dr Eliza-bête explique ll’engagement de son organisme aux côtés de Condébilidougou . «Chaque action envisagée dans le cadre de l’engagement technique et financier de l’Union Européenne aux côtés de la Guinée vise le respect des droits de l’homme », précise t’elle. Le sinistre Gassama Diaby en prenant la parole ne manque pas de remercier ses collaborateurs et les partenaires qui les ont soutenu. Après avoir dressé un tableau qui trace les avancées dans le domaine des droits humains mais aussi les défis qui restent à relever,il rappelle que gouvernants et gouvernés doivent tous jouer leur partition dans cette lutte. «Il n’est pas injuste de rappeler à l’Etat sa responsabilité en matière de protection de chaque être humain vivant en Guinée», a-t-il fait entendre. 


Le sinistre de l'(in)justice, Chèque Sac’eau qui représentait Koro-Kondébili et son premier sinistre en a profité pour expliquer aux parti-chipants comment son département combat l’impunité. Sur l’éternel sujet, Le massacre du 28 septembre, il déclare que le procès se tiendra à Condébilidougou quoi qu’il arrive, qu’il soit toujours ministre ou non. En souhaitant plein succès à ce forum, il espère que quelque chose de substantiel en sera retenu. 

Ces États généraux des droits de l’homme coïncident avec le 70ème anniversaire de la déclara-chion des droits de l’homme. La lettre poly-pique nationale de promotion et des protections des droits de l’homme ainsi que le plan quinquennal chiffré qui en résisteront seront présentés au gou-vainement dans les prochaines semaines. Serviront-ils pour améliorer nos situa-chions,pour remplir les poches des gou-bernants ou pour rendre belle notre constitution ? On ne saurait le dire.

Couine Elisa-bête 

​Centre islamique de Don-cas :Le CJFLG zozote mariage précoce 

En cette faim..oups fin du mois de Ramadan, Le club des jeunes filles leaders de Guinée (CJFLG) a réuni des leaders religieux autour d’un atelier avec pour thème, Le mariage précoce. Mama-doux Saliou Cas-marrant , premier imam de la mosquée Fayçal de Con-à-cris a animé cet atelier. 

Selon le rapport 2016, sur le populo mondial, environ une nénette sur trois est marié avant l’âge de 18ans. Un nombre infirme, croirez vous mais cette situa-chion devient encore plus inquiétante à Kondébilidougou où 63% des nénettes subissent cela. Ces actes surviennent quasiment tous les jours même quand on sait les risques de santé(grossesses précoces, maladies infectieuses), de déscolarisa-chions de ces nénettes ainsi que les situa-chions de violences et d’abus sexuels que cela engendre. Cet atelier s’est tenu pour une implica-chion effective des leaders religieux à travers lesquels le CJFLG espère atteindre les filets pour marquer le but décisif : mettre fin au mariage précoce. 

L’atelier s’est ouvert sur les mots de la représentante du service genre et équité des affaires religieuses. S’en est suivi le plaidoyer du Club des jeunes filles leaders à l’endroit des religieux. Après avoir fait état de la situa-chion des nénettes face au fléau qu’est le mariage précoce, les nénettes soutiennent qu’en restant dans cette situa-chion, leur état d’infériorité face à l’homme s’accroît. « le mariage précoce nous maintient dans notre statut d’infériorité face à l’homme et nous permet moins de sortir de la pauvreté. Il s’agit d’une situation injuste et d’un énorme potentiel perdu pour le développement des communautés et des pays. », a expliqué la représentante du CJFLG. Ce plaidoyer à été ensuite traduit en soussou, poular et maninka. 

Mama-doux Saliou Cas-marrant , Imam de la mosquée Fayçal a commencé par formuler le souhait que ce qui est dit ne reste pas de vains mots, mais qu’il soit traduit en actes. Selon lui, que ce soit dans le cadre religieux ou humain, il est (in)concevable de donner sa fille en mariage à bas âge ; il a d’ailleurs insisté sur le fait qu’il est facile chez nous(à Kondébilidougou) de rédiger des lois sans savoir comment la faire respecter. Son interven-chion a tourné autour de trois poings principaux. Le premier poing parle de la question d’égalité entre les hommes et les nounous. Et parce que cette égalité n’a pas d’effet dans notre bled, il a lancé un appel à tous pour le respect des droits des nounous. Il s’est ensuite appesanti sur la question des grossesses avant le mariage. Selon lui, si le mariage précoce est mal, Les grossesses précoces avant le mariage sont encore pire au niveau de la religion. Le deuxième poing a tourné autour de la « commercialisa-chion » des nénettes à travers les concours de Miss. Il a demandé d’ailleurs si l’on pouvait parler d’égalité quand les nénettes sont « commercialisées » alors que les gars sont protégés. Dans son dernier poing, il a parlé du respect de soi. Pour lui, Pour qu’on respecte les jeunes filles, il faut qu’elles se respectent d’abord. 

L’atelier a pris fin par la phase des questions-réponses. Après cet atelier, Les nénettes et leurs partenaires continueront de guetter les passes pour voir si leur plaidoyer fonce vers les filets ou en hors jeu. 

Guilavogui Elisabeth Zézé 

​Gens-d’armerie nationale : Colonel Mama-doux Alpha Barrit en sevrage

Arrêté il y’a plus de deux semaines pour avoir tenu des propos jugés » discourtois » à l’encontre du sinistre d’Etat à la prési-rance chargé de la dépense nationale, Dr Mohamed Diané Lors de son passage dans une émission, colonel Mama-doux Alpha Barrit serait sevré de ravitaillement et de son sal’air.

Colonel Mama-doux Alpha Barrit, chargé de communica-chion de la Gen-dramerie nationale a été suce-pendu de son poste et arrêté il y’a un peu plus de deux semaines. Suite à ces sanc-chions con-sidérées comme disciplinaires par son État-major, il serait privé de son sal’air et de son ravitaillement d’après un membre sa famille. Ses gosses pourraient même être renvoyé de l’école faute de non paiement de leur scolarité. Cette situa-chion précaire que vit sa famille commence à les inquiéter.  

«Nous sommes inquiets. Cela fait déjà 18 jours qu’il est en détention et sa situation se complique. Alpha n’est pas poursuivi mais à l’heure qu’il fait il est sans salaire ni ravitaillement, tout est bloqué. Il s’occupe d’une famille, Son père et sa mère sont là, l’un est diabétique, l’autre est hypertendue, les soins de ces derniers passent par son maigre salaire. Ses enfants aussi risquent d’être renvoyés de l’école, faute de paiement. Il est le principal soutien de la famille », a expliqué un membre de la famille du colonel. 

Pourtant, l’article 38 du statut gêné-râle et du statut particulier des militaires qui règle cette question dispose à cet effet ceci : « Tout militaire poursuivi pour faute grave sera immédiatement suspendu de ses fonctions par l’autorité ayant pouvoir disciplinaire. Toutefois, le militaire suspendu demeure en position d’activité et conserve sa solde. La durée de la suspension ne doit pas excéder trois mois, au-delà de ce délai, si aucune procédure n’a été entreprise en son encontre, la décision de suspension devient caduque et l’intéressé est rétabli dans ses droits ». Alors, doit-il être sevré ainsi de ce qui le permet de vivre et faire vivre sa famille ? 

Si aucune poursuite n’est engagé contre le chargé de communication de la Gen-dramerie, il pourra reprendre son poste dans trois mois, Le temps que la sanc-chion finisse et prenne effet quoi. En attendant, sa famille et ses gosses n’ont que leurs yeux pour voir leur situa-chion avancer sans succès ou…. Réclamer le droit de leur parent. 

​Nouveau gou-bernement :Les nounous s’indignent

Dans le nouveau gou-bernement de Don-Casse, il y’a seulement quatre nounous sur trente-trois sinistres.  Cette faible (re)présentativité de la gent féminine fait jaser plus d’une kondébilika. 

Contrairement à son prédécesseur Mamadi Iyoola qui avait au sein de son gou-vainement six nounous, Don-casse fait la différence. Dans son nouveau gou-bernement qu’il vient de constituer, Les nounous sont représentés par quatre femmes donc deux de moins, soit un pourcentage de 12%. Au lendemain de ces nomina-chions, dans les discu-chions ou sur les réseaux sociaux, les kondébilikas critiquent. Pour certains, Le fait que les nounous soient nombreuses dans le bled ne veut pas dire qu’elles doivent être majoritaires ; il faut de la compétence pour occuper un poste ministériel selon ces derniers. Pour d’autres, il y’a assez de nounous compétentes dans le bled qui peuvent faire l’affaire des kondébilikas. C’est votre avis, n’empêche que notre premier sinistre a déjà fait le choix de gens qu’il pense compétents. Moussa Yéro Bas, présidente de L’ONG F2DH est de celles qui pensent que la présence de femmes dans le gou-vainement peut relever le goût fade de nos affaires. 

«je suis simplement choquée parce que moi quand j’ai vu la liste des membres du gouvernement, j’ai pensé qu’on a omis certaines femmes. Franchement dans tous les pays progressistes, on fait la promotion de la femme et ça va avec aujourd’hui. Le plus souvent la femme, elle a une certaine pression morale sur elle et quand elle gère, elle le fait très bien. Vous ne pouvez pas nous qu’en Guinée avec toutes les femmes qu’on a, qu’on a pas de valeur au’on pouvait prendre dans ce gouvernement. On se dit vraiment mais qu’est ce qu’il se passe ? De Kassory et dlAlpha condé qui ne porte les femmes dans son coeur ?», déclare t-elle. Elle poursuit en précisant que 12% des nounous dans le gou-vainement, c’est une insulte pour les nounous du bled alors que c’est l’une d’elles qui a porté koro-kondébili au sommet. Fatou Balle-dés, Dur-rectrice de la Coalition des Femmes Leaders de Guinée (COFEL) , partage la même opinion. Selon elle, cette situa-chion traduit un manque de volonté poly-pique. «C’est dommage que depuis que le president actuel est au pouvoir, dans les dits il dit qu’il a des programmes concernant les femmes, et qu’il a dédié son mandat au femmesqis de 2010 à maintenant à chaque remaniement, on perd en nombre dans les gouvernements qui se sont succédés. Cela dénote même d’un manque réel de volonté politique du pouvoir actuel de respecter ses engagements à l’international. C’est une manifestation réelle de marginaliser les femmes dans les instances de prises de décision», précise t-elle. 

Ces derniers jours sur les réseaux sociaux, fesse-bouc plus précisément, un mouvement d’indignation s’est créé. Avec le hashtag #PasSansEllesGn, des nounous ainsi que des hommes expriment leur mécontentement par rapport à ce sujet tout en expliquant de quoi certaines femmes sont capables dans leurs domaines respectifs et la situa-chion des femmes dans les gou-bernements des bleds voisins. D’autres ont choisi de décorer leur photo de profil avec le même hashtag pour y donner plus de force. 

Pour ces nounous, « c’est le moment d’agir parce qu’il faut battre le fer quand il est chaud ». Elles prévoient déjà des activités afin d’inverser la tendance. 

Guilavogui Elisabeth Zézé