​Alimenta-chion: aliments non-couverts à foison dans la banlieue 


Dans la capitale Con-à-cris, plusieurs aliments se vendent sans être couverts. Empaquetés, cuites à l’eau ou avec de l’huile, les rares fois où elles sont protégés, elles le sont à moitié ; ce qui fait d’eux un nid privilégié des mouches qui y festoient comme jamais. 

Au marché d’Enta dans la commune de Mât-toto, plusieurs aliments sont exposé à l’air libre. Galettes et poissons frits, cacahuètes, manioc frits, pains, brochettes et maïs cuits…tous sont exposé sur des plateaux ; certains à des places bien précises et d’autres sur les têtes de vendeurs ambulants. Les nounous et nénettes sont les plus nombreuses dans cette pratique. Assise non loin du rond-point d’Enta entrain de frire des galettes de maïs, une nounou interrogée prend aussitôt peur et préfère rester dans l’anonymat. Hors micro, elle nous explique que ce n’est pas dans son habitude de vendre cela et qu’elle revend plutôt de la glace. »Je sais que ce n’est pas bon ce que je fais, de vendre de la nourriture comme ça. Je vais arrêter dès la fin du mois d’ailleurs » poursuit elle. Elle pose aussitôt sa pâte qu’elle tenait dans la main pour prendre un mouchoir afin de chasser les non-invités et assure que cela ne se reproduira plus. De l’autre côté de la voie, une autre nounou vend des brochettes, du dindon et du foie plus précisément. Pendant près de deux minutes d’observa-chion, on remarque qu’il n’y a rien pour protéger son produit. Approchée, elle déclare que ses brochettes sont toujours couvertes et pose déjà plusieurs caoutchouc de 500 francs gluants là dessus. 


Sur la transversale reliant Enta à Sonfonia gare, une nounou revendant des galettes explique pourquoi ses aliments à elle sont à moitié couvert par un caoutchouc blanc. «j’ai couvert à moitié les galettes parceque quand on couvre totalement alors qu’on vient de les faire cuire, ça donne l’impression au client que le produit est avarié. On découvre aussi pour que les clients sachent ce qu’on vend», explique t-elle. Saoudatou Barrit est une cliente rencontrée entrain d’acheter ces galettes. «j’achète Çà parceque aumoins c’est à moitié couvert et protégé. Mais il serait mieux que les vendeurs cherchent des bols avec des couvertures pour les entreposer dedans, ça évitera beaucoup de maladies», explique t-elle. 

Ces aliments non couverts sont plus retrouvable vers la banlieue. Vers la ville, les vendeuses ont trouvé solu-chion en entendant leurs produits dans des bocaux en verre.

Elisabeth Zézé Guilavogui 

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​Contrat-ception: Savoir quoi utiliser pour ne pas surpeupler Condébilidougou 


Elles sont nombreuses à utiliser différents types de contraceptifs pour éviter les MST (Maladies Sexuellement Transmissibles) mais surtout les ballons d’Or (grossesse). Pourtant, la plupart du temps, ces nénettes se lancent dans la danse sans en connaître le rythme. 

La planification familiale est une méthode qui permet d’espacer les naissances et d’éviter les grossesses non désirées.Dispositifs intra-utérine, implants, pilules, condoms(féminin et masculin) , dépôt( pour les piqûres) ou encore collier du cycle, voilà les nombreux contraceptifs utilisés par les nounous et nénettes de nos jours. Les plus prisés étant les implants, les condoms et le dépôt par les nénettes. C’est une pratique beaucoup plus utilisé par les nénettes. Madame Fatou, sage-femme chargée de la planification familiale au centre medico-communal de Mât-toto explique cela par les avantages de la planification. «La planification familiale a beaucoup d’avantages. C’est ces avantages qui poussent les jeunes filles à choisir une méthode ; quand tu suis ces méthodes, tu ne tomberas pas enceinte et tu éviteras les maladies….», débite t-elle calmement.  Elle est assise dans sa cabine. À ses côtés, une affiche qui explique quand tomber enceinte après un accouchement ou un avortement et, un van de l’autre qui présente les différents contraceptifs.


Pour se planifier, plusieurs méthodes existent. Chacune avec ses avantages, son efficacité et ses risques comme l’explique la sage-femme. «Il y’a l’implant Jadel qui est une méthode sûre et efficace à 98% pendant cinq ans. Comme effets secondaires, elle comporte des progestatifs, des hormones qui peuvent faire grossir certains mais c’est pas dans tous les cas. Il est plus économique. Dès son retrait, la fécondité est rapide…Il y’a aussi les pilules :le planyl ; les microgynomes qui contiennent des oestrogènes et des progestatifs avec dosé d’un comprimé par jour. Il y’a les microlytes aussi qui augmentent le lait maternel chez les nourrices. Le dispositif intra-utérine a une efficacité de 12 ans ; il est sûr et lutte contre le cancer du col. Il y’a le dépôt prévérat qui est injectable. Chaque trois mois, elle prend et renouvelle. Il est efficace comme les autres mais a des effets secondaires. Parfois elle peut voir ses règles correctement, des fois elle ne voit pas ses règles. Cela continue jusqu’à trois mois et après, ça devient normal. Il existe le condom masculin et le condom féminin joue double rôle:c’est une méthode de la planification familiale et ça lutte contre les IST. Il y’a le collier du cycle. La perle rouge c’est pour les règles, les perles marrons c’est des périodes non risquées et les perles marrons c’est la période à risque. Il y’a un anneau noir qu’on peut déplacer pour compter. Pour utiliser ça, il faut le consentement du mari afin d’éviter des problèmes…».

Les microlytes, Les implants et le dépôt sont estimés bons pour les nourrices parceque ça augmente le lait maternel. Même si les clientes viennent avec une méthode en tête, Les sages-femmes les suivent pour savoir qu’elle méthode leur va. Car les microgynomes sont par exemple contre-indiqué pour les hypertendus. À cet effet, la sage-femme conseille les nounous et nénettes. «Ce que moi je vais demander aux gens qui veulent faire la planification c’est de venir ici. Tous les médicaments sont des poisons mais quand ils viennent à l’hôpital, nous nous allons voir quel médicament lui donner… C’est pas bon d’aller dans les cliniques ou dans les pharmacies pour s’en procurer», suggère t-elle. Il est à noter que l’utilisa-chion d’un contraceptif en période de grossesse ne l’interrompt pas,  au contraire elle l’a renforce. La méthode MAMA (Méthode d’Allaitement Maternel avec Aménorrhée ) est une méthode contraceptive pour les nourrices et efficace jusqu’à six mois.

Guilavogui Elisabeth Zézé 

​Beauté :Les jeunots concurrencent les nounous et nénettes 

Avec le chômage, nombreux Condébilikas s’adonnent à plusieurs activités pour trouver de quoi vivre dans le bled. Un de ces nombreuses activités est le maquillage, la pédicure et la manucure.

Si autrefois seuls les nounous et les nénettes le faisaient, aujourd’hui les jeunots deviennent des concurrents. On les retrouve parfois seuls ou réunis en groupe dans plusieurs marchés dans la capitale. Au km 36 dans la commune Coyah, ils sont cinq à pratiquer cette activité pour subvenir à leurs besoins. Une trousse contenant différents types de vernis sur un banc, des paquets d’ongles et de maquillage exposés sur une table, avec quatre jeunots et des nénettes autour, voici leur coin de travail. Ils ont payé ce petit cm² à 600mille francs gluants afin de ne pas y être dérangé. Pour réussir, ils travaillent à des prix moins chers par rapport aux salons de beauté. 


«Je pratique ce boulot depuis un an. Même si ça va pas trop mais on s’en sort pas mal non plus », commence Sidiki, un de ces jeunots. Chauffeur avant, il s’est adonné à ce métier après son retour du Sounougal grâce à un de ses amis. Pendant qu’il répond à nos questions, son collègue pose et nettoie de faux ongles pour une cliente alors que deux autres nénettes arrivent. Ils sont bien connus dans le coin et disent parfois être déplacés pour bosser à domicile ou dans des salons. Cela, ils le doivent à leurs prix qu’ils qualifient de moins cher. «…Elles se disent parfois dans les salons c’est cher alors que chez nous ici c’est moins cher et puis le boulot est bien fait… Le travail que nous faisons ici entre 20 et 25mille arrivé dans les salons, tu trouve qu’au moins il te faut payer ça à 80 ou 100mille francs. En plus il y’a des travaux que nous nous faisons ici, dans les salons eux ils n’ont pas le temps de le faire… », poursuit le jeunot. 

Même s’ils sont parfois mal jugés disent-ils, ce n’est pas pour autant qu’ils abandonnent. Il donne d’ailleurs un conseil à ses pairs « Ceux qui ont de l’emploi, ceux qui n’en ont pas, Nous les demandons de prendre courage », demande Sidiki.

Elisabeth Zézé Guilavogui 

​États généraux des droits de l’homme :Élabora-chion d’une poly-pique nationale 


Le Faux-rome national des Etats généraux des droits de l’homme s’est ouvert ce mercredi à Con-à-cris. Sur initiative du minus’terre de l’unité nationale et de la citoyenneté, ce Faux-rome s’étendra du 20 au 22 juin dans un complexe hôtelier de la place. Il aura pour finalité l’élabora-chion de la lettre de poly-pique nationale de promo-chion et de protec-chion des droits de l’homme ainsi que la présentation de son plan quinquennal chiffré. 

La tenue de ces États généraux fait partie de l’un des engagements pris par la délégation kondébilika le 20 janvier 2015 lors de son passage au système des Nations Unies pour son examen périodique. Il est la conclusion de plusieurs séries de consulta-chions préfectorales et d’ateliers entamés depuis 2014. C’est en présence de quelques membres du gou-bernement, des organisa-chions internationales, des membres de la société civile ainsi que des membres de certaines formations poly-piques que le faux-rome s’est ouvert. Séraphine Wakana, coordinatrice du système des Nations Unies ouvre le bal des dix-courts en exprimant son plaisir face à la tenue de ces États généraux, engagement pris par Condébilidougou. Elle réitère le soutien des Nations Unies à Condébilidougou tout en souhaitant plein succès à ces États généraux. 

Dr Eliza-bête Périt, chargée d’affaires de la délégation de l’Union Européenne précise que les parti-chipants à ce forum feront des projections pour la promotion, La diffusion et la mise en oeuvre des droits de l’homme dans le bled. Après avoir rappelé l’importance du soutien de l’Union Européenne pendant tout le processus des consultations, Dr Eliza-bête explique ll’engagement de son organisme aux côtés de Condébilidougou . «Chaque action envisagée dans le cadre de l’engagement technique et financier de l’Union Européenne aux côtés de la Guinée vise le respect des droits de l’homme », précise t’elle. Le sinistre Gassama Diaby en prenant la parole ne manque pas de remercier ses collaborateurs et les partenaires qui les ont soutenu. Après avoir dressé un tableau qui trace les avancées dans le domaine des droits humains mais aussi les défis qui restent à relever,il rappelle que gouvernants et gouvernés doivent tous jouer leur partition dans cette lutte. «Il n’est pas injuste de rappeler à l’Etat sa responsabilité en matière de protection de chaque être humain vivant en Guinée», a-t-il fait entendre. 


Le sinistre de l'(in)justice, Chèque Sac’eau qui représentait Koro-Kondébili et son premier sinistre en a profité pour expliquer aux parti-chipants comment son département combat l’impunité. Sur l’éternel sujet, Le massacre du 28 septembre, il déclare que le procès se tiendra à Condébilidougou quoi qu’il arrive, qu’il soit toujours ministre ou non. En souhaitant plein succès à ce forum, il espère que quelque chose de substantiel en sera retenu. 

Ces États généraux des droits de l’homme coïncident avec le 70ème anniversaire de la déclara-chion des droits de l’homme. La lettre poly-pique nationale de promotion et des protections des droits de l’homme ainsi que le plan quinquennal chiffré qui en résisteront seront présentés au gou-vainement dans les prochaines semaines. Serviront-ils pour améliorer nos situa-chions,pour remplir les poches des gou-bernants ou pour rendre belle notre constitution ? On ne saurait le dire.

Couine Elisa-bête 

​Centre islamique de Don-cas :Le CJFLG zozote mariage précoce 

En cette faim..oups fin du mois de Ramadan, Le club des jeunes filles leaders de Guinée (CJFLG) a réuni des leaders religieux autour d’un atelier avec pour thème, Le mariage précoce. Mama-doux Saliou Cas-marrant , premier imam de la mosquée Fayçal de Con-à-cris a animé cet atelier. 

Selon le rapport 2016, sur le populo mondial, environ une nénette sur trois est marié avant l’âge de 18ans. Un nombre infirme, croirez vous mais cette situa-chion devient encore plus inquiétante à Kondébilidougou où 63% des nénettes subissent cela. Ces actes surviennent quasiment tous les jours même quand on sait les risques de santé(grossesses précoces, maladies infectieuses), de déscolarisa-chions de ces nénettes ainsi que les situa-chions de violences et d’abus sexuels que cela engendre. Cet atelier s’est tenu pour une implica-chion effective des leaders religieux à travers lesquels le CJFLG espère atteindre les filets pour marquer le but décisif : mettre fin au mariage précoce. 

L’atelier s’est ouvert sur les mots de la représentante du service genre et équité des affaires religieuses. S’en est suivi le plaidoyer du Club des jeunes filles leaders à l’endroit des religieux. Après avoir fait état de la situa-chion des nénettes face au fléau qu’est le mariage précoce, les nénettes soutiennent qu’en restant dans cette situa-chion, leur état d’infériorité face à l’homme s’accroît. « le mariage précoce nous maintient dans notre statut d’infériorité face à l’homme et nous permet moins de sortir de la pauvreté. Il s’agit d’une situation injuste et d’un énorme potentiel perdu pour le développement des communautés et des pays. », a expliqué la représentante du CJFLG. Ce plaidoyer à été ensuite traduit en soussou, poular et maninka. 

Mama-doux Saliou Cas-marrant , Imam de la mosquée Fayçal a commencé par formuler le souhait que ce qui est dit ne reste pas de vains mots, mais qu’il soit traduit en actes. Selon lui, que ce soit dans le cadre religieux ou humain, il est (in)concevable de donner sa fille en mariage à bas âge ; il a d’ailleurs insisté sur le fait qu’il est facile chez nous(à Kondébilidougou) de rédiger des lois sans savoir comment la faire respecter. Son interven-chion a tourné autour de trois poings principaux. Le premier poing parle de la question d’égalité entre les hommes et les nounous. Et parce que cette égalité n’a pas d’effet dans notre bled, il a lancé un appel à tous pour le respect des droits des nounous. Il s’est ensuite appesanti sur la question des grossesses avant le mariage. Selon lui, si le mariage précoce est mal, Les grossesses précoces avant le mariage sont encore pire au niveau de la religion. Le deuxième poing a tourné autour de la « commercialisa-chion » des nénettes à travers les concours de Miss. Il a demandé d’ailleurs si l’on pouvait parler d’égalité quand les nénettes sont « commercialisées » alors que les gars sont protégés. Dans son dernier poing, il a parlé du respect de soi. Pour lui, Pour qu’on respecte les jeunes filles, il faut qu’elles se respectent d’abord. 

L’atelier a pris fin par la phase des questions-réponses. Après cet atelier, Les nénettes et leurs partenaires continueront de guetter les passes pour voir si leur plaidoyer fonce vers les filets ou en hors jeu. 

Guilavogui Elisabeth Zézé 

​Gens-d’armerie nationale : Colonel Mama-doux Alpha Barrit en sevrage

Arrêté il y’a plus de deux semaines pour avoir tenu des propos jugés » discourtois » à l’encontre du sinistre d’Etat à la prési-rance chargé de la dépense nationale, Dr Mohamed Diané Lors de son passage dans une émission, colonel Mama-doux Alpha Barrit serait sevré de ravitaillement et de son sal’air.

Colonel Mama-doux Alpha Barrit, chargé de communica-chion de la Gen-dramerie nationale a été suce-pendu de son poste et arrêté il y’a un peu plus de deux semaines. Suite à ces sanc-chions con-sidérées comme disciplinaires par son État-major, il serait privé de son sal’air et de son ravitaillement d’après un membre sa famille. Ses gosses pourraient même être renvoyé de l’école faute de non paiement de leur scolarité. Cette situa-chion précaire que vit sa famille commence à les inquiéter.  

«Nous sommes inquiets. Cela fait déjà 18 jours qu’il est en détention et sa situation se complique. Alpha n’est pas poursuivi mais à l’heure qu’il fait il est sans salaire ni ravitaillement, tout est bloqué. Il s’occupe d’une famille, Son père et sa mère sont là, l’un est diabétique, l’autre est hypertendue, les soins de ces derniers passent par son maigre salaire. Ses enfants aussi risquent d’être renvoyés de l’école, faute de paiement. Il est le principal soutien de la famille », a expliqué un membre de la famille du colonel. 

Pourtant, l’article 38 du statut gêné-râle et du statut particulier des militaires qui règle cette question dispose à cet effet ceci : « Tout militaire poursuivi pour faute grave sera immédiatement suspendu de ses fonctions par l’autorité ayant pouvoir disciplinaire. Toutefois, le militaire suspendu demeure en position d’activité et conserve sa solde. La durée de la suspension ne doit pas excéder trois mois, au-delà de ce délai, si aucune procédure n’a été entreprise en son encontre, la décision de suspension devient caduque et l’intéressé est rétabli dans ses droits ». Alors, doit-il être sevré ainsi de ce qui le permet de vivre et faire vivre sa famille ? 

Si aucune poursuite n’est engagé contre le chargé de communication de la Gen-dramerie, il pourra reprendre son poste dans trois mois, Le temps que la sanc-chion finisse et prenne effet quoi. En attendant, sa famille et ses gosses n’ont que leurs yeux pour voir leur situa-chion avancer sans succès ou…. Réclamer le droit de leur parent. 

​Nouveau gou-bernement :Les nounous s’indignent

Dans le nouveau gou-bernement de Don-Casse, il y’a seulement quatre nounous sur trente-trois sinistres.  Cette faible (re)présentativité de la gent féminine fait jaser plus d’une kondébilika. 

Contrairement à son prédécesseur Mamadi Iyoola qui avait au sein de son gou-vainement six nounous, Don-casse fait la différence. Dans son nouveau gou-bernement qu’il vient de constituer, Les nounous sont représentés par quatre femmes donc deux de moins, soit un pourcentage de 12%. Au lendemain de ces nomina-chions, dans les discu-chions ou sur les réseaux sociaux, les kondébilikas critiquent. Pour certains, Le fait que les nounous soient nombreuses dans le bled ne veut pas dire qu’elles doivent être majoritaires ; il faut de la compétence pour occuper un poste ministériel selon ces derniers. Pour d’autres, il y’a assez de nounous compétentes dans le bled qui peuvent faire l’affaire des kondébilikas. C’est votre avis, n’empêche que notre premier sinistre a déjà fait le choix de gens qu’il pense compétents. Moussa Yéro Bas, présidente de L’ONG F2DH est de celles qui pensent que la présence de femmes dans le gou-vainement peut relever le goût fade de nos affaires. 

«je suis simplement choquée parce que moi quand j’ai vu la liste des membres du gouvernement, j’ai pensé qu’on a omis certaines femmes. Franchement dans tous les pays progressistes, on fait la promotion de la femme et ça va avec aujourd’hui. Le plus souvent la femme, elle a une certaine pression morale sur elle et quand elle gère, elle le fait très bien. Vous ne pouvez pas nous qu’en Guinée avec toutes les femmes qu’on a, qu’on a pas de valeur au’on pouvait prendre dans ce gouvernement. On se dit vraiment mais qu’est ce qu’il se passe ? De Kassory et dlAlpha condé qui ne porte les femmes dans son coeur ?», déclare t-elle. Elle poursuit en précisant que 12% des nounous dans le gou-vainement, c’est une insulte pour les nounous du bled alors que c’est l’une d’elles qui a porté koro-kondébili au sommet. Fatou Balle-dés, Dur-rectrice de la Coalition des Femmes Leaders de Guinée (COFEL) , partage la même opinion. Selon elle, cette situa-chion traduit un manque de volonté poly-pique. «C’est dommage que depuis que le president actuel est au pouvoir, dans les dits il dit qu’il a des programmes concernant les femmes, et qu’il a dédié son mandat au femmesqis de 2010 à maintenant à chaque remaniement, on perd en nombre dans les gouvernements qui se sont succédés. Cela dénote même d’un manque réel de volonté politique du pouvoir actuel de respecter ses engagements à l’international. C’est une manifestation réelle de marginaliser les femmes dans les instances de prises de décision», précise t-elle. 

Ces derniers jours sur les réseaux sociaux, fesse-bouc plus précisément, un mouvement d’indignation s’est créé. Avec le hashtag #PasSansEllesGn, des nounous ainsi que des hommes expriment leur mécontentement par rapport à ce sujet tout en expliquant de quoi certaines femmes sont capables dans leurs domaines respectifs et la situa-chion des femmes dans les gou-bernements des bleds voisins. D’autres ont choisi de décorer leur photo de profil avec le même hashtag pour y donner plus de force. 

Pour ces nounous, « c’est le moment d’agir parce qu’il faut battre le fer quand il est chaud ». Elles prévoient déjà des activités afin d’inverser la tendance. 

Guilavogui Elisabeth Zézé 

​onfidence de stress de l’UGTG: poing sur le cas d’Aboubacar Sidiki Marrant


Mis aux arrêts dans la nuit du 5 au 6mai à Boké pour trouble à l’ordre public, Le Syndicaliste Aboubacar Sidiki Marrant, sécrétaire gêné-râle de l’UGTG est détenu à la maison centrale de Con-à-cris. Le collectif d’avocats en collabora-chion avec sa centrale syndicale Union Générale des Travailleurs de Guinée (UGTG) ont fait le point sur cette affaire. 

« nous avons estimé profiter de cette tribune afin de prendre à témoin l’opinion nationale », commence Me Pôle Yomba Kourouma, l’un des avocats de Aboubacar Sidiki Marrant. Pour lui, un État qui veut se respecter doit faire de la justice son rempart. Pour éclairer la lanterne du populo sur la situa-chion du sécrétaire gêné-râle de l’UGTG, Ils ont annoncé leur décision. «Nous sommes entrain d’épuiser les moyens à l’interne, ceux là que la loi met à notre disposition. Mais nous ne baisseront pas la garde. Sur ce, Si sous huitaine Mr Mara n’est pas mis en liberté, Le collectif saisira la cour de justice de la CEDEAO pour violation des droits de l’homme, Pour arrestation et détention arbitraire» annonce t-il. Iyoola, awa face à face. Ils souhaitent ainsi mettre à l’épreuve notre gou-bernement afin que leur client soit libéré.

En prenant la parole, Me Zézé Kalivogui se dit scandalisé par l’ingérence de l’exécutif dans le judici’erre et cela, Au delà du cas Marrant. Eh oui, tout au long de la confidence de stress, il a été question de l’implica-chion de là-haut dans les décisions d’en bas ; surtout quand ils parlent de prisonnier personnel du Chef de l’État. Parlant de l’arresta-chion de leur client, Me Zézé déclare que s’il y’a eu mani-pestation illicite, c’est que toutes les auto-risées ayant participé à la fête du 1er mai devaient aussi être cités parce qu’ils y ont aussi participé. 

À ce jour, douze travailleurs de L’UGTG ont été mis aux arrêts dans la ville de Boké de la même façon que Aboubacar Sidiki Marrant et sont détenus à la maison centrale d’après Me Zézé Kalivogui. 

Guilavogui Elisabeth Zézé 

​Réparation du pont de Kassognah: Une aide qui se fait attendre

En mauvais état depuis plusieurs années, Le pont de Kassognah dans la ommune de Coyah s’est encore plus dégradé ces derniers jours. Fait en planches et fréquemment utilisé par le populo de la contrée, il risque de céder enclavant ainsi le village de Kassognah si rien n’est fait. 

C’est un pont de près de 200 mètres qui relie le village de Kassognah aux quartiers Babayah, Sanoyah et au km 36. Depuis plusieurs années déjà, ce pont fait de planches ne connaît aucune rénova-chion même s’il a causé et continuer de causer la perte de plus d’un kondébilika. Cette situa-chion que vivent les gens de Kassognah n’est pas à sa première fois. L’an passé déjà, le pont avait été interdit d’accès pendant 24heures. Des sommes ont été déboursées pour sa construc-chion à t-on appris mais le résultat sur le terrain reste le même. Ce qui est le fort du kondébilika d’ailleurs, payer sans consommer, woïka ! Ce problème que certains qualifient comme un manque d’atten-chion de la part du gou-vainement délie les langues des usagers de cette voie. « Avec ce problème de pont, nous avons trop de soucis. À cause de ce seul pont nous avons eu combien de pertes matérielles et en vies humaines ? C’est trop. Et Si réellement de l’argent à été payé pour que le pont soit réparé alors que ce n’est pas fait, ces hommes qui ont reçu l’argent doivent être poursuivis par la loi», explique Ma-mie Flot-rend, diplômé Qui habite le village. 

Pour  la populace comme pour les chauffards de taxi et de motos, cest le calvaire, leurs activités sont au ralenti. Avec une partie du pont qui a commencé à céder, les engins roulants ne sont plus permis de passer sur le pont, seuls les piétons le traversent à la queue leu leu ; histoire de rallonger de quelques temps la durée de vie des planches qui ont fait leur maximum. De chaque côté du pont, Les chauffards attendent (im)patients de pouvoir cueillir des passagers. Pour arriver à gagner de quoi (sur)vivre, ils n’hésitent d’ailleurs pas à porter les bagages des clients afin de ne pas les perdre. «Actuellement nous souffrons ici. Il nous faut transporter des bagages de chaque côté du pont pour ne pas perdre nos clients. En plus, On ne gagne plus comme avant. Ça devient vraiment fatiguant», déclare Mara Mohamed La-mine, taximètre avec la mine inquiète. 

Des motards à l’affût de clients

Pour la populace de ce coin, cette situa-chion ne doit pas continuer car ceux qui habitent de l’autre côté du pont sont obligés de faire un détour pour passer par bentourayah afin de pouvoir atteindre la ville ou d’autres endroits. Un détour qui coûte d’ailleurs cher en temps et en argent. Voilà pourquoi ils lancent un appel à l’aide afin que ce pont soit totalement reconstruit. «Nous n’avons plus le courage de passer sur ce pont de peur qu’il cède sous nous un jour. Il faut que l’État nous aide par rapport à notre pont parce que là nous souffrons vraiment. Nous ne voulons pas qu’il vienne après jouer aux pompiers car c’est le moment de nous aider. Alors on attend vraiment leur soutien car l’État c’est nous aussi», demande Nana Cas-marrant, élève au collège de Kassognah. 

Plusieurs rapportages ont été faits sur ce pont pas divers médias, même la télébidon nationale sans grand succès. À en croire que nos auto-risées attendent de voir les dégâts qui seront faits pour jouer au médecin après la mort. En attendant, le populo de Kassognah qui a déjà acheté des planches continuer  néanmoins de demander du soutien pour réparer le pont.

Elisabeth Zézé Guilavogui 

​Incendie au marché d’En-tas: Le GOHA continue l’appel à l’aide


Le 17 mai 2018, une partie du marché d’En-tas prenait feu. Plus d’une semaine après cet incendie qui a causé la perte de près de 100 commerçants  qui se sont déclarés victimes, Le Groupe Organisé des Hommes d’Affaires (GOHA) En partenariat avec le secrétariat gêné-râle des Affaires religieuses continue l’appel à contribu-chion pour les sinistrés. 

Cent personnes qui revendaient dans de bout-tiques, tables et conteneurs ont vu leur source de survie partir en fumée dans la matinée du jeudi 17 mai. Depuis, des appels à contribu-chions de quelque nature que ce soit ont été lancés afin d’aider ces commerçants à relancer leur commerce. Une commi-chion de recouvrement des ces dons à été mis en place par le GOHA avec à sa tête Alhassane Barrit, président de la sec-chion GOHA DE Mât-toto. Au cours d’un poing de stress tenu au marché d’En-tas sous un hangar qui avant, faisait office de bout-tiques, la commi-chion a présenté son raccord final de l’évalua-chion des pertes causées par cet incendie devant quelques membres du GOHA, du secrétariat des affaires religieuses et les commerçants d’En-tas. Les pertes sont évalués à quatre milliards sept Cent six millions Cent quatre mille francs glissants (4.706.104.000), quatorze mille cinq cent euros (14.500€) et soixante sept mille dollars ( 67.000$). 

Pour le moment, quelques dons financiers et matériels de personnes de bonnes volontés et de quelques sociétés de la place ont été reçus afin que certains recommencent déjà leur commerce. Sur place, Les travaux ont déjà commencé à entendre les coups de marteaux qu’on entend. À la rentrée du marché où l’incendie s’était déclaré, une banderole est accrochée. Elle appelle à la contribu-chion des bonnes volontés en faveur des victimes. Un petit bureau non loin des boutiques incendiés patiente aussi en attendant les donateurs. En prenant la parole, Le président du GOHA Abdallah Shérif Haïdara déclare qu’ils compatissent à la douleur des victimes. Pour lui, il faut que les commerçants soient vigilants afin de se protéger et protéger le marché. Il a continué en remerciant la déléga-chion qui les accompagne et la commi-chion qui a fait selon lui un travail rapide et efficace. Ne sachant pas l’origine de l’incendie, ils porteront plainte contre X. 

Abdallah Shérif a conclu son interven-chion en demandant une contribu-chion volontaire et une cotisa-chion des différents marchés de la capitale et des opérateurs économiques afin d’assister les victimes. «je veux lancer un appel à l’endroit de tous les marchés de la capitale pour qu’il y ait des cotisations pour venir vous aider afin que vous relanciez vos activités et que tous les commerçants des autres marchés qui ne sont pas victimes acceptent pour ceux qui ont des connaissances d’obtenir des crédits pour vous. Je lance un appel à tous les marchés de la capitale et de l’intérieur du pays, à toutes les sections GOHA de s’organiser  pour faire des contributions pour le marché d’Entag. L’appel est lancé à l’endroit de tout le monde sans exception », a-t-il terminé. Le poing de stress a pris fin par des douas. 

Guilavogui Elisabeth Zézé